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    posté par Guy ( Sur mon groupe "végétariens en contact" )

    Les végétariens
    Les végétariens en France Groupe Prospective
    Combien sont-ils? 2 à 3 % des français seraient végétariens (1,2 à 1,8 million de personnes).
    Quels types de végétarisme? végétariens classiques =ovolactovégétariens pas de viande ni de poisson hindouistes (lactovégétariens) pas de viande ni de poisson, ni d'oeufs 4/5 adeptes de la macrobiotique = végétaliens pas de viande ni de poisson, ni d'oeufs, ni de produits à base de lait 1/5
    Qui sont-ils? La plupart adoptent le végétarisme aux alentours de 30 ans. Ils font du sport chaque jour, fument rarement, et boivent peu d'alcool. Ils prennent régulièrement des compléments alimentaires (cocktails de minéraux et vitamines).
    Sont-ils en bonne santé? Oui, en général, car ils ont un mode de vie très équilibré et de bonnes connaissances de la diététique.
    Ils n'ont pas moins de maladie cardio-vasculaire que la moyenne, contrairement à ce qu'ils affirment.
    Le risque de carence est beaucoup plus grand, chez les femmes enceintes et les enfants en particulier, et surtout chez les végétaliens. (vitamine B12 et fer)
    Leur nombre augmente-t-il? On ne sait pas.
    Leurs motivations ? Des arguments idéologiques sont avancés : défense des animaux, retour à la nature... (source Dr VERGER in Nutrinews et Que Choisir octobre 2001))
    Une évolution de l’attitude de la société envers les nourritures carnées
    Deux logiques sont analysées par les anthropologues :
    1 / Les mangeurs d'animaux : n'éprouvent pas de gêne apparente à reconnaître l'animal dans leurs aliments. Ils aiment les tripes et les abats (langue..), ils ne répugnent pas à voir, à cuisiner, et manger des parties entières et identifiables d'animaux (tête du poulet…). Ils ont une conception claire et certaine de la supériorité humaine sur les animaux. Ils voient une discontinuité, une rupture précise et identifiée entre l'homme et l'animal.
    2 / Les mangeurs de viande Ils entendent par viande, une matière comestible distincte de l'animal, et dans laquelle rien ou le moins possible, ne vient rappeler la bête vivante. Ils croient de moins en moins à une coupure claire et irréductible entre animalité et humanité. La science a fait s'écrouler l'un après l'autre les différences entre l'homme et l'animal.
    ➱ La sensibilité des mangeurs de viande progresse dans notre société. De plus en plus de gens sont sensibles au fait que les animaux sont eux-mêmes des êtres sensibles, capables de plaisir et de souffrance. !
    Les étals de boucher ne présentent plus qu'exceptionnellement les têtes de veaux parées de brin de persil, ou les lapins entiers écorchés que l'on rencontrait souvent il y a quelques années. La consommation d'abats baisse constamment. !
    La chair animale que nous consommons s'éloigne de plus en plus des formes reconnaissables de l'animal. Aujourd'hui, la cuisine moderne sert le poisson plus volontiers en filets qu'entier, le jambon en tranches, la volaille découpée, plutôt que reconstituée avec ses plumes comme dans les banquets du Moyen-age, et, d'une manière générale, nous supportons mal la présence de signes ou de caractères qui nous rappellent l'animal (yeux, pattes, etc…).
    ➱ Le mangeur moderne est quelque peu désorienté et s'interroge de plus en plus sur la signification et la légitimité de consommer la chair d’animaux. Remarque : cette analyse a des applications directes sur la façon de communiquer avec les consommateurs :
    chaque fois que l’on montre l’animal, on s’adresse aux "mangeurs d’animaux". Chaque fois que l’on met en avant le produit, on s’adresse aux "mangeurs de viande".
    (D’après Claude Fishler, l'Homnivore) Philippe LEGRAIN – Chambre d'Agriculture de la Manche –
    Mise à jour : mars 2002